Mme MAHIEU.- Madame le Maire, mes chers collègues,

D’abord, puisque j’ai la parole, je veux préciser que notre groupe n’est pas contre la vente du patrimoine immobilier dont la Ville n’a plus besoin. Nous relevons simplement qu’une partie de ce patrimoine est en mauvais état, voire en très mauvais état et qu’il faut améliorer la situation.

Sur ce rapport, je ferai deux remarques.

À la suite de la recommandation n° 5, dont vous venez de parler, vous demandant de mettre un terme à l’octroi de jours supplémentaires, vous indiquez être prêt à engager une réflexion sur ces sujets, mais vous ajoutez que vous restez dans l’attente de l’adoption du projet de loi sur la réforme de la fonction publique pour ouvrir le débat sur l’aménagement du temps de travail.

En clair, laissons les autres prendre les décisions pour ne pas avoir à les assumer.

Le groupe Un Autre Lille, lui, n’a jamais varié sur ses positions. Il a toujours demandé que, comme tous les autres travailleurs de Lille et d’ailleurs, ceux de la Ville de Lille soient aussi soumis au régime des 35 heures annualisées.

Jean-René LECERF l’a réalisé au Département. Il ne semble pas que cela ait posé de difficultés insurmontables.

Concernant la recommandation n° 6 qui demande de poursuivre la démarche d’intégration des deux administrations communales associées afin de permettre une meilleure mise en commun des moyens et une unité de gestion du personnel, vous répondez avoir engagé une nouvelle réflexion sur les modalités permettant de renforcer la mutualisation.

Sachant que la fusion avec Hellemmes date du siècle dernier, en 1977, sachant que la fusion avec Lomme date de 2001 et sachant que la charte de mutualisation des moyens et des engagements a été signée en 2010 avant d’être actualisée en 2016, il est assez surprenant que vous demandiez encore un nouveau délai pour y réfléchir.

42 ans avec Hellemmes et 18 ans avec Lomme pour vous féliciter de la systématisation de plus en plus fréquente des procédures groupées de commandes publiques entre la Ville de Lille, ses deux communes associées, mais également les trois CCAS, permettez-moi, Madame le Maire, de vous montrer que, en plus, on est loin du compte.

Je citerai deux exemples récents.

Le premier exemple est le passage hier encore en commission d’appel d’offres du marché des tags pour Hellemmes et Lille, alors que Lomme reste en régie. Pourquoi ?

L’exemple qui illustre peut-être le mieux cette situation, c’est le marché de dératisation, avec, là aussi, un marché pour Lille et Hellemmes et un marché pour Lomme. Là, je peux vous donner l’explication, qui nous a été fournie en commission d’appel d’offres ; plusieurs collègues de votre majorité peuvent en témoigner, notamment son président Jean-Louis FREMAUX. Madame le Maire, on nous a expliqué qu’il y avait deux marchés différents parce qu’il paraît que ce ne sont pas les mêmes rats.

(Rires)

C’est sérieux. C’est ce que l’on m’a répondu.

Je vous explique.

Les rats lillois sont des rats des villes et les rats lommois sont des rats des champs. Ils ne peuvent donc pas mourir de la même façon. C’est ce qu’on nous a expliqué en commission d’appel d’offres.

On voit la difficulté que vous avez à mettre en œuvre une mutualisation qui ne relève pourtant que du bon sens. Certaines réticences persistent et, notamment après de si nombreuses années, avec encore des doublons dans les administrations communales, alors que de nouveaux efforts dans ce domaine permettraient de dégager plus d’économies sans pénaliser en aucune façon les habitants. Et surtout, comme nous l’avons déjà dit, nous pourrions faire autre chose avec cet argent économisé.

Le groupe Un Autre Lille n’est donc pas satisfait de vos réponses, mais il prend acte de ce rapport.

Je vous remercie.

Mme LE MAIRE.- Isabelle, il faudra que vous nous expliquiez qui vous a parlé des rats, parce que cela m’intéresse de comprendre cela. J’aimerais moi aussi arriver à être à la hauteur de cette explication.

Cela m’étonnerait que Jean-Louis FREMAUX vous ait répondu cela. Ce n’est pas un spécialiste des rats.

Mme MAHIEU.- Non, ce n’est pas lui qui a donné cette explication, mais c’est Jean-Louis qui préside la commission.

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