INTERVENTION DE JEAN-RENÉ LECERF

CONSEIL MUNICIPAL DU 22 MAI 2014

Madame le Maire,

C’est une évidence de dire que l’insécurité constitue aujourd’hui l’une des pollutions essentielles de notre vie quotidienne.

Rapporteur pour le Sénat de la loi de 2007 sur la prévention de la délinquance et initiateur d’ailleurs à ce titre du FIPD, du fonds interministériel de prévention de la délinquance, je suis convaincu du rôle important que doit jouer le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance et j’exprime le souhait de mon groupe d’y être représenté, non seulement aux grand-messes que sont les réunions plénières du CLSPD, mais aussi aux cellules de veille où, de manière beaucoup plus opérationnelle, sont examinées des situations porteuses d’insécurité.

Il va de soi que l’obligation de discrétion, pour ne pas dire de secret professionnel partagé, s’impose alors à tous les membres de ces groupes de travail.

La délibération 266 évoque l’accompagnement des parents d’enfants difficiles ou de primo-délinquants. Je rappelle que le législateur a souhaité l’organiser dans le cadre des CDDF, les Conseils des droits et des devoirs des familles, qu’il a voulus comme un lieu de concertation et d’écoute pour les familles ayant des difficultés à exercer leur autorité parentale et non comme une instance décisionnelle.

Enfin, dernière allusion à la loi sur la prévention de la délinquance, elle a inscrit dans la loi le rappel à l’ordre par les Maires, qui autorisent le Maire – pour parler familièrement – à remonter les bretelles aux auteurs d’incivilités ou de petites dégradations susceptibles de porter atteinte au bon ordre, à la sécurité ou à la salubrité publique.

De l’avis unanime, cette pratique est efficace dans un grand nombre de cas. J’ai cru comprendre qu’elle était mise en œuvre à Lille. J’aimerais sur ce point en savoir davantage.

Un mot, pour terminer, sur la subvention accordée à l’association « Aide aux détenus nécessitant des soins médicaux psychologiques », qui assure la continuité des prises en charge des sortants de prison nécessitant un accompagnement spécialisé. Je rappelle qu’on évalue aujourd’hui à 10 % le nombre des personnes détenues dont la maladie mentale retire tout sens à la peine qu’ils subissent, et de 30 à 35 % le nombre de ceux qui souffrent de problèmes psychologiques ou psychiatriques même de moindre ampleur. La continuité des soins s’avère donc la meilleure manière, le meilleur instrument de lutter contre la récidive et tout ce qui sera fait en ce domaine recueillera toujours l’appui de notre groupe.

Je vous remercie.

Jean-René LECERF

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