Michel SOUSSAN.- Après la lecture politique de la rentrée par Charlotte BRUN, je voudrais vous faire une lecture de la rentrée 2019 telle que je l’ai eue.

Depuis quatre ans, la ville a accueilli plus de 90 élèves mais, en contrepartie, l’Éducation nationale en général a ouvert 51 classes à Lille, pour 90 élèves de plus.

Je voudrais ajouter quelque chose qui n’a pas été dit. Pour faire ces dédoublements de classe, le DASEN n’a pas fermé 100 classes, il a utilisé le renfort que lui donne le volant de « plus de maîtres que de classes », puisqu’il a fermé 100 postes de « plus de maîtres que de classes » pour justement permettre le dédoublement.

J’ai les chiffres sous les yeux et c’est d’ailleurs de sa conférence de presse que je tire ces chiffres et non pas de lui directement.

Je voudrais parler maintenant du nombre d’élèves par classe. On me dit que les classes sont chargées. Revenons à des chiffres plus raisonnables. En classe de REP+, on a 19,4 élèves par classe. En REP, on a 19,5 élèves. Dans les autres écoles qui ne sont pas classées en REP, on est à 25,2.

On a peut-être des classes à 30, je le reconnais volontiers, mais il y a certainement moins d’élèves dans d’autres écoles, ce qui ramène la moyenne à 25,2 élèves.

Je ne suis pas là pour défendre Monsieur BESSOL et la politique du ministre ; encore que j’aie entendu dire que les directeurs étaient menacés par les établissements des savoirs fondamentaux. Or, je crois savoir que cette disposition des établissements des savoirs fondamentaux ne faisait que suivre ce que l’ancienne ministre avait souhaité, l’école du socle qui remonte à l’école fondamentale du plan Langevin-Wallon.

Le ministre l’a dit encore clairement hier, il ne fera jamais d’école (??) dans des collèges si les conseils d’école sont contre et si les élus sont contre. Les établissements des savoirs fondamentaux se font éventuellement en milieu rural parce que, en milieu rural, effectivement, il y a des écoles et des collèges qui se dépeuplent et on peut envisager effectivement des mutualisations.

Je voudrais qu’on cesse les fake news – comme on dit maintenant –, les fausses nouvelles.

Je pense que, sur la rentrée prochaine à Lille, même si je peux avec vous regretter qu’il y ait des classes en moins, il faut parfois rétablir la vérité des chiffres. Je les ai retenus à partir d’un document qui est d’une agence de presse spécialisée qui a fait un compte rendu détaillé de la conférence de presse de Monsieur BESSOL.

Je ne souhaitais pas faire une lecture politique de cette rentrée.

Il faut bien reconnaître que Lille a été très gâtée depuis des années dans les rentrées. À un moment donné, l’inspecteur d’académie s’est trouvé en difficulté parce que, à Fourmies, à Denain, à Maubeuge, là aussi, il y a des élèves très en difficulté, il faut bien qu’il arrive à équilibrer les moyens d’une ville à l’autre et c’est vrai qu’il est obligé de faire des fermetures de classes.

 

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